Pour une résilience commune

Des représentant·es nationaux d’organisations politiques de jeunesse et des militant·es d’associations proposent de rassembler les réponses politiques à nos crises démocratiques, sociales et environnementales. Leur but : esquisser un « monde d’après » réellement en rupture avec le modèle actuel, porté par une gauche unie et plurielle.

Claire Lejeune  et  Alice Bosier  et  Adrien Sartre  et  Grégoire Verrière  et  Joakim Le Menestrel  et  Nathan Abou  et  Zoé Imbert  • 23 avril 2020
Partager :
Pour une résilience commune
© Photo : Michel Soudais

La pandémie du coronavirus nous montre l’échec dramatique des politiques libérales. C’est l’un des symptômes d’un système à bout de souffle, traversé par de nombreuses crises : sanitaires, démocratiques, économiques, sociales, culturelles et environnementales. Une majorité de Françaises et Français aspirent à un autre monde. Un monde où nous retrouverons notre souveraineté collective, où nous dépasserons la société de marché en rompant avec le productivisme. Un monde où nous protégerons les biens communs indispensables à toutes et tous. Nous, jeunes militant·es politiques et associatifs de la génération climat, lançons la plateforme Résilience commune pour accompagner cet espoir.

Les signataires :

Alice Bosler, coordinatrice nationale des Jeunes Génération·s ; Adrien Sartre, militant écologiste ; Claire Lejeune, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes ; Grégoire Verrière, coordinateur national des Jeunes Génération·s ; Joakim Le Menestrel, militant écologiste ; Nathan Abou, secrétaire national des Jeunes Socialistes ; Zoé Imbert, militante à l’Union des étudiants communistes.

Nous refusons qu’après la crise du Covid-19 tout recommence comme avant. Nous ne prétendons pas détenir la vérité, mais c’est bien parce que l’avenir nous appartient qu’il nous est inconcevable de laisser celles et ceux qui depuis des années dégradent nos conditions d’existence décider du monde dans lequel nous vivrons demain.

Le coronavirus oblige nos sociétés à questionner en profondeur notre modèle économique et social. Les conséquences des politiques néolibérales sont désormais flagrantes : socialement et écologiquement destructrices, ces politiques sapent les sécurités et solidarités collectives qui nous permettent de rebondir lors des chocs. Pour échapper à un scénario de crises à répétition, il devient impératif de construire un modèle de société radicalement différent.

De multiples propositions et initiatives surgissent de l’arc écologiste et humaniste : nous constatons que des lignes de force unissent ces prises de position. Nous pensons que ces réflexions développant une transformation radicale de notre société constituent les prémices d’une action commune.

Pour rendre visible cette vision partagée, nous voulons recenser ces propositions sur notre plateforme Résilience commune, qui se destine à être un lieu d’expression, d’échange et de synthèse sur la construction du « monde d’après » par les forces écologistes et humanistes. En plus de centraliser les idées et propositions déjà rendues publiques, notre plateforme est accessible à chaque personne souhaitant y publier des textes proposant des réponses à nos crises contemporaines. À partir de cette cartographie des idées et initiatives, nous, jeunes engagé·es, proposerons un plan d’action pour l’avenir.

Aujourd’hui nos divisions sont l’assurance-vie des néolibéraux et des grands capitalistes qui cherchent à faire perdurer leur monde et leurs privilèges. Cette pandémie mondiale est un point de bascule capable de catalyser de grands changements politiques, mais cela nécessitera une immense mobilisation citoyenne, associative et politique.

Nous devons porter la transformation de notre société et contribuer à la création d’une force politique en capacité de la mettre en œuvre. L’écriture de ce projet ne peut se faire que de manière collective et participative. Nous appelons donc chacune et chacun à proposer leurs contributions sur notre site. Face aux crises nous répondons par les idées, face au délitement nous bâtissons l’union.

Publié dans
Tribunes

Des contributions pour alimenter le débat, au sein de la gauche ou plus largement, et pour donner de l’écho à des mobilisations. Ces textes ne reflètent pas nécessairement la position de la rédaction.

Temps de lecture : 3 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

La solidarité avec le peuple palestinien n’est pas un crime
Tribune 24 juillet 2026

La solidarité avec le peuple palestinien n’est pas un crime

Dans cette tribune, organisations, personnalités et militants réaffirment que soutenir les droits du peuple palestinien, appeler au boycott ou dénoncer les politiques de l’État d’Israël ne constituent ni un crime ni un appel à la haine.
Par Collectif
La foncière publique : l’État-calculette approuvé par la social-démocratie
Tribune 23 juillet 2026

La foncière publique : l’État-calculette approuvé par la social-démocratie

La création d’une foncière publique chargée de gérer l’immobilier de l’État a été votée par le Parlement. La gauche gestionnaire a validé de réduire le service public à ses mètres carrés…
Par Pierre-Henri N’simba-Delezay
Canicule : l’ère du climato-ségrégationnisme
Tribune 20 juillet 2026

Canicule : l’ère du climato-ségrégationnisme

La réaction politique et médiatique aux canicules successives, et à leurs conséquences désastreuses en 2026, souligne l’ampleur de nos failles, et révèle l’existence d’une véritable ségrégation climatique.
Par Albin Wagener
Il faut sauver les archives Freinet !
Tribune 17 juillet 2026

Il faut sauver les archives Freinet !

L’association Amis de Freinet gère à Mayenne un centre de ressources international rassemblant une importante collection d’archives autour de la pédagogie développée par les époux Freinet à partir des années 1920. Le maire nouvellement élu de la commune demande à l’association de quitter les lieux le 24 août prochain au plus tard. La disparition de ce fonds serait une perte considérable pour le monde éducatif.
Par Hervé Moullé