Attaché·es de presse indépendant·es : « La crise révèle notre précarité »
Les attaché·es de presse indépendant·es ont besoin d’une aide urgente. Explications de Viviana Andriani et Laurence Granec.
dans l’hebdo N° 1604 Acheter ce numéro

Le Clap, pour le Cercle libre des attaché·es de presse de cinéma. Cette association a été rapidement créée par des attaché·es de presse indépendant·es à la suite de la fermeture des salles. Objectif : faire reconnaître leur profession par l’institution, à savoir le Centre national du cinéma. Il y a urgence, car leur précarité accrue risque d’en laisser plusieurs sur le carreau. Leur rôle est pourtant essentiel dans la réception des films.
Laurence Granec et Viviana Andriani, respectivement présidente et trésorière du Clap, expliquent ici leur action et parlent de leur métier, méconnu et trop souvent négligé.
Pourquoi avoir créé le Clap ?
Laurence Granec : Nous y réfléchissions depuis longtemps. Notre métier manque de reconnaissance au sein des instances du cinéma. La fermeture des salles a précipité les choses. Nous solidariser nous a paru urgent et indispensable parce que la plupart d’entre nous sont des indépendant·es, des autoentrepreneur·es ou des microsociétés. Rassemblé·es, nous pensons avoir davantage de chances d’être entendu·es par le Centre national du cinéma (CNC). D’emblée, nous avons été cinquante à soixante à adhérer au Clap : des structures d’attaché·es de presse majoritairement indépendantes.
Viviana Andriani : Seules les majors ont des attaché·es de presse internes. Actuellement, nous nous interrogeons mutuellement – sur nos statuts, nos pratiques, nos volumes d’affaires… – pour établir la typologie précise des attaché·es de presse du Clap. Mais nous
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