Documentaire : Une saison à l’Opéra de poche d'Anne Georget

Notre Voyage autour de nos chambres #54 vous propose de voir le dernier film d’Anne Georget, Une saison à l’Opéra de poche. Un documentaire jubilatoire consacré à une compagnie tournée vers l’art lyrique.

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Décor champêtre dans les tons verts, entre les meules de foin de l’Allier. Le sifflement des oiseaux a la part belle. Ça piaille allègrement pendant que le linge sèche sur un fil. Dans les intérieurs aux murs épais, les mouflets jouent au baby-foot et au ping-pong. Les plus grands écoutent des opéras, cultivent l’art lyrique. Pas de hasard si en ces lieux, voilà vingt ans, on a créé la compagnie l’Opéra de poche. Une compagnie à l’esprit familial, jouissant de toute liberté, dans ses créations et représentations. On travaille les répertoires, ses gammes et ses vocalises, répète à l’intérieur de la propriété ou sur les rives du fleuve paisible, on y présente aussi des concerts.

Des lieux improbables

Sous la houlette d’Angela et Bernard Mouscadet, ancien chef d’entreprise, prenant soin d’éviter les salles polyvalentes, la compagnie s’est produite dans les usines désaffectées, des bâtiments industriels, des lieux insolites, des décors spartiates et bruts aux airs de « fin de guerre ».

À Moulins, Carnac, Bléré, Paris, Shanghaï, Pékin… Purcell, Mozart, Haydn, Donizetti, Bizet, Poulenc… Vingt-neuf opéras ont été montés. Six autres ont été commandés à des compositeurs contemporains…

Petites joies et grand bonheur

Avec un sens du cadrage et de la lumière, jusqu’au ciel bleu nuit, Anne Georget filme une passion et des passionnés, croque des détails, des objets anodins, recueille de petites confidences, fixe la composition d’un repas comme une nature vivante. Dans les plis et replis d’une saison, la caméra se veut chatoyante, au diapason du paysage et d’une amicalité heureuse.

Après Virus fantôme, sur la grippe espagnole sévissant au lendemain de la Grande Guerre (tiens tiens…), En quête d’asile, sur les demandes de réfugiés à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, Festins imaginaires, articulé autour des recettes rédigées dans les camps de concentration, au goulag, ou encore Cholestérol, le grand bluff, décortiquant le poids des lobbys, avec Une saison à l’Opéra de poche, la documentariste propose là un film frais et fringant, plus léger, porté par le souffle heureux de l’art lyrique. Jubilatoire !

Pour voir le documentaire dans son intégralité, cliquez ici mot de passe : AG

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