Syndicats policiers : une défense immodérée… et intéressée
Les organisations de policiers cajolent leurs adhérents en refusant toute réflexion critique sur l’institution. Un jeu malsain.
dans l’hebdo N° 1612 Acheter ce numéro

© Thomas SAMSON / AFP
Les flics contre le reste du monde. Par leur défense sans faille et parfois aveugle des policiers, les syndicats se sont enfermés dans une rhétorique isolationniste. Plus qu’une agressivité sincère, la surenchère victimaire et sécuritaire traduit un jeu de séduction pour s’attirer la faveur des uniformes.
La puissance des syndicats ne sort pas de nulle part. Ces organisations la tiennent de leur représentativité sans équivalent : 83 % de participation aux dernières élections professionnelles de 2018. Et elles luttent en permanence pour conserver cette légitimité. Un jeu complexe d’interdépendance se joue entre les syndicats et leurs adhérents. Un jeu malsain avec pour conséquence l’abandon de toute tentative d’autocritique de l’institution.
En tête chez les gardiens de la paix, Unité SGP Police-FO et Alliance. Les deux rivales revendiquent respectivement