« À ma place », de Jeanne Dressen : Le pari de Savannah

Dans À ma place, Jeanne Dressen filme une jeune femme issu d’un milieu ouvrier partagée entre le militantisme et la préparation à une grande école.

Une jeune femme prononce un discours politique, dénonciateur et articulé. Elle est écoutée sur la place de la République, à Paris. Nous sommes au printemps 2016, Nuit debout bat son plein. À ma place, de Jeanne Dressen, n’est pourtant pas un remake de L’Assemblée de Mariana Otero. On apprendra peu de chose du mouvement, car tel n’est pas son sujet. Savannah la harangueuse focalise toute l’attention de la caméra.

La jeune femme est décidée, engagée dans le mouvement avec sa tête et ses tripes. On sent combien l’événement pénètre profondément en elle. Elle le vit sans distance, s’y adonnant au mépris de la fatigue qui s’accumule. Elle est particulièrement douée pour modérer les assemblées. Savannah a le propos clair, organisé, et a du charisme. « J’ai l’impression d’être super autoritaire », dit-elle à l’un des coanimateurs des débats, qui lui répond que c’est nécessaire pour faire avancer les choses…

Savannah ne peut pourtant pas être tout entière requise par le militantisme. Au même moment ont lieu ses derniers examens universitaires, déterminants pour son acceptation dans la grande école qu’elle vise et à laquelle il lui est permis de poser sa candidature : l’École normale supérieure (ENS). Cette situation est pour elle déchirante.

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