« À ma place », de Jeanne Dressen : Le pari de Savannah

Dans À ma place, Jeanne Dressen filme une jeune femme issu d’un milieu ouvrier partagée entre le militantisme et la préparation à une grande école.

Christophe Kantcheff  • 8 septembre 2020 abonné·es
« À ma place », de Jeanne Dressen : Le pari de Savannah
© Makna Distribution

Une jeune femme prononce un discours politique, dénonciateur et articulé. Elle est écoutée sur la place de la République, à Paris. Nous sommes au printemps 2016, Nuit debout bat son plein. _À ma place, de Jeanne Dressen, n’est pourtant pas un remake de L’Assemblée de Mariana Otero. On apprendra peu de chose du mouvement, car tel n’est pas son sujet. Savannah la harangueuse focalise toute l’attention de la caméra.

La jeune femme est décidée, engagée dans le mouvement avec sa tête et ses tripes. On sent combien l’événement pénètre profondément en elle. Elle le vit sans distance, s’y adonnant au mépris de la fatigue qui s’accumule. Elle est particulièrement

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Cinéma
Temps de lecture : 4 minutes