Bernie Sanders ne jouera pas les figurants

Si Joe Biden est élu président le 3 novembre, le combat du sénateur « démocrate socialiste » et de ses alliés pour mettre en œuvre leurs idées progressistes ne fera que commencer.

Bernie Sanders n’est pas le candidat démocrate à la présidentielle, mais il est toujours en campagne. Depuis sa défaite aux primaires du parti face à l’ancien vice-président Joe Biden, le sénateur du Vermont ne ménage pas sa peine. Conformément à sa promesse de soutenir quiconque affrontera Donald Trump le 3 novembre, il enchaîne les meetings sur la plateforme de visioconférence Zoom pour mobiliser ses troupes autour de Biden, en particulier les électeurs des classes laborieuses, les jeunes et les Hispaniques, auxquels son message de changement radical parle tant. On est bien loin des grands rassemblements publics que cet animal politique affectionne. Qu’importe. « Cette élection porte sur la nature de la démocratie américaine et notre capacité à conserver cette démocratie », répète-t-il à l’envi.

Cependant, il ne faut pas se méprendre sur ce soutien affiché à Joe Biden. Après sa possible élection, ce dernier devra composer avec « Bernie » et ses supporters progressistes (qualificatif désignant la gauche du Parti démocrate, partisane de réformes structurelles profondes dans le domaine de l’éducation, de la justice et de la santé notamment). Sanders a d’ores et déjà affiché la couleur en annonçant qu’il se mobiliserait pour que ses idées deviennent réalité, même en cas de victoire démocrate. Entre le « Medicare for All » (assurance-santé pour tous), la mise en œuvre du « Green New Deal » (un imposant paquet de mesures environnementales et de justice sociale destinées à assurer la transition énergétique des États-Unis) ou encore la gratuité de l’université, il a de nombreuses propositions à défendre.

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