Vous avez dit « censure » ?

Sur les plateaux, il n’y a personne pour contredire ces pitres proférant qu’un libelle raciste n’est pas raciste.

La semaine dernière, je suis allé faire un petit tour, via le Net (1), sur quelques chaînes abusivement dites « d’information » en continu (CADD’« I »EC). Non par plaisir, évidemment : je sais très bien que ce sont des endroits ultraflippants, où on tombe sur des talk-shows pourris à chaque coin de tranche horaire.

Mais je voulais vérifier la véracité de l’affirmation, formulée tout récemment par la patronne d’un mensuel réactionnaire rompue de très longue date à l’art tout orwellien de redire toutes les deux heures devant de vastes publics qu’on-ne-peut-plus-rien-dire publiquement, selon laquelle ce qu’elle appelle « nos libertés » (c’est-à-dire, principalement, la possibilité, pour elle-même et pour les autres paradistes de l’éditocratie réac, qui court de Finkielkraut à Zemmour en passant par Onfray [2], de proférer des insanités sans être contredit·es trop vertement) seraient, ces temps-ci, sévèrement « menacées », en particulier par, je cite, la « cancel culture », cette « culture du lynchage, pratiquée à grande échelle par des antiracistes obsédés par la race et par des féministes obsédées par les places (3) ».

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