Jeunes communistes : La fougue de leurs cent ans

Depuis sa fondation en novembre 1920, le Mouvement jeunes communistes de France a vécu plusieurs évolutions, mais conserve intact son socle idéologique… et des rapports complexes avec la maison mère.

Roni Gocer  • 16 décembre 2020 abonné·es
Jeunes communistes : La fougue de leurs cent ans
Les JC dans une manifestation contre la réforme des retraites, le 5 décembre 2019 à Angers.
© Karoll Petit / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Pulls noirs, vestes noires, regards noirs. Sur les photos sans couleur, les visages des jeunes communistes fixent sévèrement l’objectif. En 1920, c’est dans une époque marquée par l’après-guerre et la révolution russe que naît la Fédération des jeunes communistes de France, dont subsistent quelques clichés, et qui deviendra dans les années 1950 le Mouvement de la jeunesse communiste de France (MJCF). Puis viendra le temps du Front populaire, de Mai 68, la fin de l’URSS… Un siècle durant, le mouvement évoluera au fil des événements historiques et à mesure que se redéfinit la place des jeunes au sein de la société. De nos jours encore, la « JC » reste l’une des principales organisations politiques de jeunesse, engagée au sein des mobilisations actuelles. Si sur les selfies d’aujourd’hui les mines sont moins graves, le mouvement traverse pourtant une nouvelle période de turbulences, qui résonne avec ses crises passées.

Dès le début, le MJCF naît d’une rupture. Poussée par les succès des bolcheviks et la participation des socialistes au gouvernement d’Union sacrée, une importante majorité des « jeunes socialistes » vote pour adhérer à la IIIe Internationale et devenir progressivement « jeunes communistes ». À l’époque, l’organisation ne pèse

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 7 minutes

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Loïc Prud’homme, député insoumis de Gironde et candidat à Bègles, prend ses distances avec son mouvement.
Par Lucas Sarafian