La parole aux jeunes : Alexandria Villaseñor, États-Unis

« Nous avons besoin d’un changement de système pour défier le patriarcat, la colonisation et le capitalisme. »

Vanina Delmas  • 2 décembre 2020
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La parole aux jeunes : Alexandria Villaseñor, États-Unis
© Noam Galai/Getty Images for BuzzFeed/AFP

Alexandria Villaseñor a 13 ans lorsqu’elle voit les flammes ravager la forêt de son enfance. C’était en novembre 2018 et il s’agissait de Camp Fire, l’incendie le plus meurtrier de Californie. Choquée et touchée personnellement à cause de son asthme, Alexandria s’instruit et découvre les liens entre le changement climatique et les incendies. Un mois plus tard, elle décide de faire grève chaque vendredi devant le siège des Nations unies à New York. Elle s’implique aussi dans l’organisation de marches pour le climat, comme celle de septembre 2019, trois jours avant le sommet de l’ONU sur le climat, où 250 000 personnes défilent à Wall Street. Pour poursuivre son engagement, Alexandria fonde Earth Uprising, dont l’une des priorités est l’éducation aux sujets touchant au changement climatique. Elle fait aussi partie des seize enfants qui portent plainte contre cinq pays (France, Allemagne, Argentine, Brésil et Turquie) pour dénoncer l’inaction de leurs dirigeants comme une atteinte à la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant. En octobre dernier, Alexandria prononce un discours très politique pour la campagne « Génération Égalité » d’ONU Femmes : « Nous avons besoin d’un changement de système pour défier le patriarcat, la colonisation et le capitalisme. Les femmes sont les artisanes de la paix du monde et les mères de la planète. Nous sommes capables de nous unir au-delà des frontières pour résister à tous les systèmes d’oppression afin de créer une planète saine et un avenir vivable pour toute l’humanité. »

Écologie
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