Bure, un territoire sacrifié au nucléaire

Une enquête illustrée autour de la résistance d’habitants de la Meuse au projet d’enfouissement de déchets radioactifs.

Qui héritera de nos déchets nucléaires ? Cette question a été mise sous le tapis lors du basculement de la France dans le « tout-nucléaire », puis a surgi l’idée du stockage géologique. En 1999, la Meuse est finalement choisie pour construire le laboratoire Cigéo, avec ses 270 kilomètres de galeries qui accueilleront les milliers de mètres cubes de déchets ultimes pendant cent mille ans. L’argument officieux : la population y était la plus docile.

Travaillant sur ce sujet depuis quatre ans, les journalistes Gaspard d’Allens et Pierre Bonneau se sont installés à Bure de 2016 à 2018 et assument ce qu’ils appellent un « journalisme immersif ». Prenant indéniablement parti pour les anti-Cigéo, ils n’en offrent pas moins une enquête de qualité et minutieuse, avec de nombreuses sources de première main, des données chiffrées, des paroles d’experts, des archives précieuses… Indispensables pour nourrir un récit complexe, tissage d’histoires parallèles mais intrinsèquement liées : celle de l’intrusion progressive dans les vies quotidiennes du nucléaire via l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), généreusement soutenue par les gouvernements successifs, et celle de la résistance de plus en plus radicale – et réprimée – au projet d’enfouissement de déchets nucléaires.

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