Ariane Ascaride : Une femme peuplée
Durant le premier confinement, Ariane Ascaride a envoyé des lettres à son père, mort depuis longtemps. Une manière de jeter un regard libre sur elle-même, et de résister à une période éprouvante.
dans l’hebdo N° 1643 Acheter ce numéro

© Bénédicte Roscot
Le premier confinement, du 17 mars au 11 mai 2020, semble à la fois proche et lointain. Proche, parce qu’il a moins d’un an ; lointain, car nous ne sommes plus dans l’état de sidération qui a été le nôtre quand nous avons dû, séance tenante, nous cloîtrer chez nous. Le livre que signe Ariane Ascaride nous y ramène. Loin des piètres « journaux de confinement » alors publiés au jour le jour, la comédienne a trouvé une forme – des lettres – pour dire comment elle traversait cette période inédite. Et elle convoque un interlocuteur, son père, décédé depuis plusieurs années, dont elle ressent plus que jamais le manque.
Pourquoi s’adresse-t-elle à lui ?