Covid : Une obstination coupable

Alors qu’Emmanuel Macron est en train de perdre son pari d’éviter un reconfinement, les soignants lancent un cri d’alarme et l’attention se concentre sur les écoles aux prises avec le variant anglais.

Jérémie Sieffert  • 31 mars 2021 abonné·es
Covid : Une obstination coupable
Emmanuel Macron, président «u2009épidémiologisteu2009», entre Jan Hayon, chef de service en médecine intensive, et le ministre de la Santé, Olivier Véran. n
© Yoan VALAT / POOL / AFP

Et maintenant, la troisième vague ! Un an après notre entrée dans cette pandémie inédite et après tant de chemin parcouru depuis la sidération des premiers jours, nous revoici donc quasiment au même point, avec des courbes qui virent au rouge et des chiffres qui s’affolent. Mais au-delà des chiffres, parfois incompréhensibles, il y a des malades et des soignants qui poussent un cri d’alarme. En région Hauts-de-France, la tension hospitalière atteint désormais 150 %. C’est-à-dire qu’une seule maladie ou presque occupe plus de lits qu’il n’y en avait avant la crise sanitaire pour soigner le tout-venant. En Île-de-France, ce chiffre est de 130 %, 120 % en région Paca. Et les malades continuent d’affluer un peu plus nombreux chaque jour.

Avec près de 5 000 personnes en réanimation en France au 29 mars (+10 % en sept jours), le pic de la deuxième vague est déjà dépassé sans que les mesures annoncées le 25 mars par Jean Castex et Olivier Véran soient de nature à endiguer le tsunami actuel. Et le taux de décès, de plus de 30 % en réanimation, met le moral des soignants à rude épreuve. Le tout après déjà plusieurs mois sur le pont, on comprend le désarroi des personnels hospitaliers devant l’inaction du

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