Dossier : Erdogan : L'ambition sans freins d'un autocrate

Les Kurdes de France pris en étau

Depuis plusieurs mois, les autorités françaises multiplient les pressions sur la communauté kurde. Une concession de plus vis-à-vis du pouvoir turc ?

Mehmet Yalcinle pressentait : « Notre activisme en France dérange beaucoup. Nous n’ignorons pas que la Turquie exerce une pression continue sur les pays européens afin que nous y soyons renvoyés. Je prie pour que cela ne soit pas le cas. » C’était au mois de septembre 2020, dans un appartement de l’agglomération bordelaise. Installé en Aquitaine depuis qu’il avait fui la Turquie en 2006, il était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. Pourtant, au regard du droit français, il était à l’abri d’une expulsion grâce à une demande d’asile déposée quelques semaines plus tôt. « Il est parfaitement acquis que la famille de M. Yalcin est en France depuis longtemps, qu’elle est parfaitement intégrée, que ses enfants sont scolarisés, et qu’il risque la persécution s’il est renvoyé en Turquie », expliquait alors son avocat, Gabriel Lassort. Pourtant, Mehmet Yalcin sera remis sans ménagement aux autorités turques quelques jours plus tard. L’affaire fait grand bruit : alors que les relations entre la France et la Turquie sont exécrables – divergences sur le dossier libyen, incident naval en Méditerranée, entre autres –, son expulsion est perçue par de nombreux défenseurs des droits humains comme une concession faite à la Turquie.

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