Milo Rau : Homme de l’art global

Un recueil de conférences et d’entretiens offre une passionnante porte d’entrée dans la pensée du dramaturge Milo Rau.

Milo Rau est l’un des rares hommes de théâtre dont le nom circule au-delà du milieu artistique et des pages qui y sont consacrées dans la presse. Régulièrement, les actions et les créations du Suisse font débat pour des motifs éthiques autant qu’esthétiques. Consacrée au procès du groupe punk Pussy Riots, dont deux chanteuses étaient alors emprisonnées, la pièce Les Procès de Moscou est par exemple interrompue en 2013 par le service fédéral russe des migrations. Five Easy Pieces (2016), où l’artiste fait raconter par des enfants les crimes du pédophile Marc Dutroux, suscite aussi une polémique qui n’empêche pas le succès international de la pièce. Comme Hate Radio (2012), reconstitution d’une émission de la Radio-télévision libre des Mille Collines (RTLM) durant le génocide rwandais.

Ce n’est pourtant pas le goût du scandale qui pousse Milo Rau à aborder des sujets aussi sensibles, mais une conviction formulée dès la couverture de son livre Vers un réalisme global : « Il ne faut plus seulement représenter le monde. Il faut le changer. » La phrase résume la quête qui l’anime

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