Tesla : les pièges de la frime verte

L’engouement pour la marque de voiture électrique de luxe témoigne d’un basculement du marché, avec la promesse d’une écologie heureuse et branchée. Une vraie solution ?

Erwan Manac'h  • 14 avril 2021 abonné·es
Tesla : les pièges de la frime verte
Présentation du « modèle 3 » de la marque à Chengdu, en Chine, le 12 janvier 2021.
© Stringer/Imaginechina/AFP

On démarre une Tesla comme on réveille un ordinateur en veille : d’un simple clic, avec une carte magnétique sur l’accoudoir du conducteur. L’habitacle est un cocon de luxe épuré, sans aucun bouton, ni même de tableau de bord ou de levier de vitesses. Tout passe par un grand écran tactile qui modélise en temps réel les informations captées sur la route par des caméras « intelligentes » et offre une palette de bidules numériques à l’ergonomie délicieuse et à l’utilité contestable.

Bienvenue dans l’écologie jouissive, qui vous propulse de 0 à 100 km/h en moins de trois secondes sans un bruit, grâce à ses deux moteurs embarqués et malgré un poids de presque 2 tonnes. Un rêve californien aussi véloce qu’une Ferrari, qui promet de réconcilier les plus féroces instincts mercantiles avec la nécessaire transition écologique.

Tesla monnaye ce rêve entre 70 000 et 140 000 euros et vient de devenir le plus gros vendeur de voitures électriques au monde, grâce à un modèle d’appel dont il a temporairement cassé les prix depuis le mois de janvier. Son « modèle 3 », vendu avec un seul moteur et une puissance comparable aux standards, vaut aujourd’hui 37 000 euros grâce à 7 000 euros de bonus écologique. Soit à peine 5 000 euros de plus

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Écologie
Temps de lecture : 13 minutes