Au PCF, quand les matins chantaient

Jean-Marie Argelès revient sur ses années au PCF, où il fut chargé des « relations avec les intellectuels ». Avant les désillusions.

La question de la fonction des intellectuels au sein du PCF a souvent été l’objet de débats internes – et d’études de sa sociologie militante (1). Nombre d’analystes soulignent en effet sa spécificité, par rapport à d’autres partis de la IIIe Internationale, notamment, durant la guerre froide, le PC italien. En dépit de la traditionnelle volonté de séduire les « travailleurs intellectuels » chère aux partis communistes, fidèles au Marx de L’Idéologie allemande, qui insistait sur l’importance de la bataille culturelle, le PCF a toujours limité la place des intellectuels parmi ses instances dirigeantes. Et, bien qu’avide de mettre en avant de grandes signatures – Aragon, Althusser, Picasso ou Jean Ferrat –, il a toujours cultivé une certaine méfiance vis-à-vis des écrivains ou des artistes, suscitant un constant malaise au sein des « intellectuels du Parti », qui craignaient d’être considérés comme membres de la classe dominante.

Le témoignage de Jean-Marie Argelès, militant sincère des décennies durant, est d’autant plus passionnant qu’il documente une période où la question des intellectuels acquiert une importance politique de premier ordre.

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