« Il n’y aura plus de nuit », d'Éléonore Weber : Guerre et clair

Il n’y aura plus de nuit, réalisé par Éléonore Weber à partir d’images noctures prises par l’armée, montre le type de guerre mené au Moyen-Orient et interroge sur la fascination du regard.

Voilà un film inouï. Il est si étonnant que le spectateur pourrait rester incrédule. Or ce doute par rapport à ce qui est vu est exactement l’un des thèmes d’Il n’y aura plus de nuit. Éléonore Weber, qui signe là son premier long métrage pour le cinéma, a décidé de le réaliser quand elle a découvert sur le Net des documents visuels extraordinaires : des vidéos nocturnes prises par des soldats en mission en Irak ou en Afghanistan, qui témoignent d’une technologie ultrasophistiquée permettant de voir presque comme en plein jour – et ce « presque » a une importance capitale. De telles images enregistrées par des caméras thermiques, on a pu en voir notamment dans le film de Chantal Akerman De l’autre côté (2002), où des vidéos de surveillance montraient des migrants mexicains tentant de passer la frontière. Ici, c’est le film dans sa totalité qui est composé de vidéos de l’armée.

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