Jeux de la nature et du hasard

Créée pour se jouer en extérieur, l’adaptation par Thomas Quillardet de L’Arbre, le Maire et la Médiathèque, d’Éric Rohmer, offre une réjouissante plongée dans une œuvre peu connue.

Anaïs Heluin  • 30 juin 2021 abonné·es
Jeux de la nature et du hasard
Un Rohmer drôle et politique.
© Pierre Grosbois

Pour Thomas Quillardet, comme pour le public d’Éric Rohmer en général, celui-ci est d’abord un fou d’amour. C’est un réalisateur qui décortique les relations entre les hommes et les femmes sous la forme de contes où la parole est reine, au point de l’emporter toujours sur les corps. Dans Où les cœurs s’éprennent (2017), le metteur en scène et directeur de la compagnie 8 Avril adaptait et rassemblait ainsi deux scénarios de films : Les Nuits de la pleine lune (1984) et Le Rayon vert (1986), dont les jeunes héroïnes sont montrées dans leur quotidien banal mais traversé par une quête d’amour et de liberté, par un idéal dont elles cherchent la forme sans la trouver.

Trop jeune pour

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Théâtre
Temps de lecture : 4 minutes