Matthieu Orphelin : « L’écologie des solutions est forcément sociale »

Matthieu Orphelin, candidat à la présidence des Pays de la Loire, est parvenu à associer EELV, LFI et Génération·s derrière lui, malgré quelques réticences.

L’union vient de là où ne l’attend pas toujours. Dans les Pays de la Loire, Matthieu Orphelin est parvenu à associer plusieurs gauches en jouant les conciliateurs. Malgré un parcours personnel plutôt baroque. S’il reste sans étiquette à la tête de la liste d’union « L’écologie ensemble », le Ligérien n’est pas pour autant dénué de passé politique ; entre 2010 et 2015, il occupait déjà un poste de vice-président de la région, chargé de l’éducation et de l’apprentissage. Encarté chez les Verts à l’époque, il était l’un des visages souriants de l’écologie au sein de la majorité du socialiste Jacques Auxiette. Plus tard dans le giron de Nicolas Hulot, il se rapproche de La République en marche en 2017, jusqu’à se faire élire député dans le Maine-et-Loire sous la bannière LREM. Deux ans plus tard, l’ancien porte-parole de la Fondation Hulot brûle les ponts avec la Macronie, quittant son groupe parlementaire et fustigeant le « rythme trop lent » des réformes vertes promises par Emmanuel Macron. Après un bref épisode à la tête d’un groupe parlementaire éphémère, revoilà Matthieu Orphelin sans affiliation politique. Mais loin d’être seul. Autour d’un programme écologique répondant à des impératifs sociaux, il parvient à trouver des positions communes. Tout en gardant une porte ouverte au second tour, pour accueillir la liste du socialiste Guillaume Garot, face à la présidente sortante Christelle Morançais (LR) et son ancien collègue marcheur, François de Rugy.

Les alliances entre les Verts et La France insoumise ne sont pas si fréquentes dans ces régionales. Qu’est-ce qui l’a rendu possible dans les Pays de la Loire ?

Matthieu Orphelin : C’est difficile à dire. Nous sommes une région assez petite, loin du feu médiatique, il n’y a pas de grands leaders nationaux. Ça aide. Alors nous avons simplement multiplié les rencontres, même si les premières réunions étaient compliquées, que les positions de chacun paraissaient parfois éloignées. Mais on a continué les discussions, pour mettre à plat tous les éléments du programme qui pouvaient être clivants, sans jamais avoir de clash.

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