« Petite Maman », de Céline Sciamma : La petite fille et son double

Petite Maman, cinquième long métrage de Céline Sciamma, est un film de deuil qui fait le pari de l’enchantement. Pari hautement réussi.

Céline Sciamma s’aventure avec bonheur dans une nouvelle direction. Après la flamboyance des sens qui caractérisait Portrait de la jeune fille en feu, Petite Maman pourrait apparaître comme un film à l’ambition en demi-teinte, dont la durée, qui plus est, ne dépasse pas 75 minutes. Le cinquième long métrage de la cinéaste n’est pourtant pas une œuvre mineure. Elle est au contraire sa plus aboutie. Sa rigueur, remarquable notamment dans le choix des cadres et des plans fixes, permet au film de déployer sa profondeur et sa fantasmagorie.

Petite Maman débute de façon très réaliste. Dans une maison de retraite, une chambre a été vidée des objets qui s’y trouvaient. Une vieille dame vient de mourir, la grand-mère de Nelly (Joséphine Sanz), la mère de Marion (Nina Meurisse). Nelly, Marion et son mari (Stéphane Varupenne) se retrouvent dans la maison de la défunte, qu’il va aussi falloir vider. Un deuil s’ouvre. Les souvenirs d’enfance de Marion remontent ; elle retrouve ses cahiers d’écolière, qu’elle regarde avec sa fille.

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