Dossier : Nos corps en bataille

Des frayeurs tous les jours : Ryan, 24 ans, livreur à vélo à Marseille pendant ses études

« Livreur, c’est un métier qu’on ne peut pas faire toute sa vie. »

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Les chutes à vélo, quand on est livreur, c’est monnaie courante. La plus grosse que j’ai faite, c’était à cause d’une voiture sur l’avenue du Prado, à Marseille. Je l’ai prise en pleine face alors que je roulais vite : je suis tombé au niveau du col du fémur. Après ça, je n’ai pas pu travailler pendant deux jours parce que je devais me reposer pour récupérer. Je n’ai pas été rémunéré par Deliveroo… Heureusement, je n’ai pas gardé de séquelles, à part une légère cicatrice.

Quand on est livreur, les frayeurs avec les voitures, c’est quasiment tous les jours. Il faut être super attentif aux voitures qui te frôlent, aux nids de poule, aux bus, mais aussi aux piétons. J’ai eu deux petites chutes après que ma roue s’était bloquée dans les rails du tram. Ce sont des choses assez courantes, au début c’est même « normal » de tomber. Le matin, on a souvent des courbatures et des contractures au niveau des muscles. Mais je trouve que travailler comme livreur a quand même eu un impact positif sur ma condition physique. Ça m’a aidé à m’entretenir, et pédaler pour de l’argent est une motivation supplémentaire. J’ai amélioré ma résistance à l’effort et mon endurance. Mais j’étais déjà sportif, c’est pour ça que j’arrive à trouver des impacts positifs. Pour d’autres, c’était vraiment une corvée.

Aujourd’hui, je suis content de travailler dans un bureau : je suis contrôleur de gestion à Lyon. Livreur, c’est un métier qu’on ne peut pas faire toute sa vie.


Haut de page

Voir aussi

Le podcast, entre mode et engouement

Culture accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.