Au festival « Sens interdits », défense d’oublier

Le festival lyonnais se veut encore une fois le carrefour des scènes d’ailleurs. Des artistes du monde entier y conjugueront lutte et mémoire.

Après une sixième édition consacrée au réalisateur et metteur en scène russe Kirill Serebrennikov, alors arbitrairement condamné par le gouvernement de son pays, c’est aux artistes biélo-russes que Patrick Penot adresse son soutien en ouverture de la septième édition du festival Sens interdits. « Aujourd’hui, plus aucun ne peut s’exprimer librement dans son pays », explique le directeur aux personnes rassemblées le 13 octobre au Théâtre Nouvelle Génération – Centre dramatique national de Lyon, l’un des 26 lieux partenaires de l’événement qui rayonne ainsi sur Lyon et sa région. Ou plutôt qui ruisselle, Patrick Penot aimant à filer la métaphore fluviale pour décrire la démarche qu’il mène depuis la création de son festival international en 2007, alors qu’il était encore codirecteur du théâtre des Célestins.

Grâce aux belles alliances qu’il cultive pendant et entre chaque édition – des actions de médiation et de formation sont menées toute l’année par son équipe –, les théâtres d’ailleurs irriguent les scènes d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ils invitent, espère Patrick Penot, à « déplacer les regards ». Vers la Biélorussie, la Russie, le Kosovo, le Liban, la Grèce ou encore le Chili, auquel est consacré un focus cette année. Découverts sur place par Patrick Penot, dont chaque programmation est le fruit de nombreux voyages, en particulier dans les parties du monde où se jouent des luttes politiques et sociales dont on parle peu, deux spectacles chiliens ont ainsi donné le ton du rendez-vous jusqu’à maintenant bisannuel. Peut-être bientôt annuel, si le désir du directeur trouve écho auprès des tutelles et structures complices.

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