PS : Quels militants pour la « génération Hidalgo » ?

Défections massives des adhérents, défaites électorales successives… Le PS souffre toujours des séquelles du quinquennat Hollande à l’approche de l’investiture de sa candidate à la présidentielle.

Il faut sauver la « vieille maison », mais ses habitants se font de plus en plus rares. «J’ai quitté le PS après Hollande et rejoint La France insoumise car Mélenchon représentait au moins la gauche », dit l’un. « Quand Macron s’est lancé avec son mouvement, j’ai préféré le suivre», avoue un autre. «J’ai compris il y a deux ans qu’avoir ma carte du parti ne voulait plus rien dire », explique un troisième… Si leurs raisons diffèrent, ces défections conduisent à se poser une question : au Parti socialiste, qui sera encore là pour investir et soutenir Anne Hidalgo, maire de Paris et déjà candidate à l’Élysée ?

Le 14 octobre, jour du vote organisé en interne et sans débat contradictoire, les votants ne devraient pas être nombreux. Pour rappel, en 2016, le parti revendiquait 111 450 adhérents. Aujourd’hui, « sur un potentiel corps électoral de 50 000 adhérents, ceux qui iront voter seront entre 22 000 et 23 000 », anticipe un cadre du parti très au fait de cette question.

La raison de cet écart de plus de 25 000 « adhérents » ? Est comptabilisée ainsi toute personne ayant payé une cotisation au cours des trois dernières années. Le pronostic correspond d’ailleurs au nombre d’adhérents ayant participé à la réélection du premier secrétaire, Olivier Faure, face à Hélène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin (Rhône) et unique adversaire. La direction du PS n’a pas communiqué ce chiffre mais, de sources concordantes, ils n’ont été que 21 000 à voter. Bien loin des 140 000 adhérents à avoir participé au scrutin pour désigner Martine Aubry à la tête du PS à l’issue du congrès de Reims en 2008.

L’hémorragie affecte aussi, dans une moindre proportion, les élus. Si les défaites électorales et la fuite de certains vers d’autres formations politiques ont affaibli le parti, il reste «entre 15 000 et 16 000 personnes clairement identifiées dans le réseau des élus socialistes», explique Hervé Beaumanoir, directeur de la FNESR, l’association des élus du PS. Une base très solide permise par «le renouvellement au niveau municipal, départemental et régional durant les trois années qui ont suivi la fin du quinquennat Hollande, explique-t-il. Mais entre 40 000 et 50 000 élus peuvent se réclamer de cette tendance socialiste sur tout le territoire. »

Territoires sans militants

Le premier secrétaire du parti a eu beau assurer, en clôture de son campus d’été à Blois, le 28 août, que «la sève du Parti socialiste, ce sont ses militants», les membres encore encartés se sentent bien seuls ces derniers temps.

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