PS : Quels militants pour la « génération Hidalgo » ?

Défections massives des adhérents, défaites électorales successives… Le PS souffre toujours des séquelles du quinquennat Hollande à l’approche de l’investiture de sa candidate à la présidentielle.

Lucas Sarafian  • 6 octobre 2021 abonné·es
PS : Quels militants pour la « génération Hidalgo » ?
Olivier Faure, premier secrétaire, et Anne Hidalgo, probable candidate à la présidentielle, au campus d’été 2021 du PS.
© JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Il faut sauver la « vieille maison », mais ses habitants se font de plus en plus rares. « J’ai quitté le PS après Hollande et rejoint La France insoumise car Mélenchon représentait au moins la gauche », dit l’un. « Quand Macron s’est lancé avec son mouvement, j’ai préféré le suivre », avoue un autre. « J’ai compris il y a deux ans qu’avoir ma carte du parti ne voulait plus rien dire », explique un troisième… Si leurs raisons diffèrent, ces défections conduisent à se poser une question : au Parti socialiste, qui sera encore là pour investir et soutenir Anne Hidalgo, maire de Paris et déjà candidate à l’Élysée ?

Le 14 octobre, jour du vote organisé en interne et sans débat contradictoire, les votants ne devraient pas être nombreux. Pour rappel, en 2016, le parti revendiquait 111 450 adhérents. Aujourd’hui, « sur un potentiel corps électoral de 50 000 adhérents, ceux qui iront voter seront entre 22 000 et 23 000 », anticipe un cadre du parti très au fait de cette question.

La raison de cet écart de plus de 25 000 « adhérents » ? Est comptabilisée ainsi toute personne ayant payé une cotisation au cours des trois dernières années. Le pronostic correspond d’ailleurs au nombre d’adhérents ayant participé à la réélection du premier secrétaire, Olivier Faure, face à Hélène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin (Rhône) et unique adversaire. La direction du PS n’a pas communiqué ce chiffre mais, de sources concordantes, ils n’ont été que 21 000 à voter. Bien loin des 140 000 adhérents à avoir

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

À gauche, le casse-tête de la candidature
Gauche 13 mai 2026

À gauche, le casse-tête de la candidature

À gauche, la désignation présidentielle est devenue un piège autant qu’une nécessité. Derrière les appels à l’union persistent des fractures stratégiques et idéologiques. Tour d’horizon des options.
Par Pierre Jacquemain
Gauche : le piège du RN
Analyse 13 mai 2026 abonné·es

Gauche : le piège du RN

La possibilité d’une arrivée de l’extrême droite au pouvoir ne relève plus de la fiction politique. Face à une société fracturée, la gauche peine à retrouver un récit commun et une stratégie de conquête capables d’incarner une alternative majoritaire.
Par Pierre Jacquemain
2027 : la gauche et les écologistes en ordre dispersé
Analyse 13 mai 2026 abonné·es

2027 : la gauche et les écologistes en ordre dispersé

Fragmentée par ses contradictions sur l’immigration, les questions identitaires, l’écologie et l’international, la gauche française apparaît prisonnière d’un désordre qui dépasse largement ses querelles d’appareil. Elle peine à reconstruire un récit commun capable de répondre à la peur du déclassement comme aux défis démocratiques et climatiques.
Par Denis Sieffert
Bally Bagayoko : « La campagne présidentielle doit partir de Saint-Denis : c’est une évidence »
Entretien 13 mai 2026 abonné·es

Bally Bagayoko : « La campagne présidentielle doit partir de Saint-Denis : c’est une évidence »

Le maire de Saint-Denis, élu au premier tour des dernières municipales, figure montante de La France insoumise, revient sur les orientations qu’il souhaite donner à son mandat : répondre aux urgences quotidiennes et donner la priorité à la jeunesse. L’édile dyonisien place la mobilisation des quartiers populaires au cœur de la stratégie insoumise. 
Par Kamélia Ouaïssa et Alix Garcia