COP 26 : l’illusoire mobilisation de la finance
Les engagements des acteurs financiers présentés à Glasgow se révèlent peu contraignants. Et la France ne montre pas l’exemple.
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dans l’hebdo N° 1679 Acheter ce numéro
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© Christopher Furlong/GETTY/AFP
Voilà un montant qui en impose : 130 000 milliards de dollars. Et c’était bien l’objectif recherché par Mark Carney, lors de l’annonce des actifs représentés par les acteurs financiers qu’il a réussi à réunir dans la Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ), soit l’alliance des acteurs financiers pour l’atteinte de la neutralité carbone. Derrière cet acronyme imprononçable se trouve le groupement le plus tendance de la finance durable, et au passage un haut lieu du greenwashing.
Six alliances rassemblent désormais plus de 450 banques, assureurs, détenteurs et gestionnaires d’actifs, mais aussi des conseillers en investissements et fournisseurs de données. À chaque métier son alliance. Toutes sont fédérées par la GFANZ, pilotée par Mark Carney, l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, devenu le conseiller principal de la COP 26 sur la finance. Ces alliances ne sont intrinsèquement pas des mauvaises idées. La transition soulève de nombreux points d’interrogation et il est donc judicieux de mettre en commun les ressources de chacun pour travailler collectivement à l’établissement des méthodologies d’alignement des portefeuilles. Sauf que, au-delà même de tous les vices de forme à reprocher à la GFANZ, encore faut-il ne
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