La gauche prise en main par les électeurs

En portant Jean-Luc Mélenchon à près de 22 %, ils ont montré, contre les vieux appareils, leur aspiration à l’union devant la montée des périls. Et fait naître un espoir en vue des législatives.

Michel Soudais  • 13 avril 2022 abonné·es
La gauche prise en main par les électeurs
u00ab Il ne faut pas donner une seule voix à Mme Le Pen u00bb, a martelé Jean-Luc Mélenchon lors de son allocution au soir du 10 avril.
© Emmanuel DUNAND / AFP

Le dégagisme, comme les tremblements de terre, a ses répliques. Sur l’échelle de Richter politique, l’ampleur de celle qui s’est produite dimanche n’est pas moins forte que la secousse de 2017. La décomposition initiée il y a cinq ans a connu une accélération brutale. Avec l’effondrement historique des deux partis politiques autour desquels la vie politique s’est organisée durant près de soixante ans, le bipartisme qui avait fait les beaux jours de la Cinquième République n’est plus. À sa place, les électeurs ont consacré une tripartition avec trois candidats écrasant tous les autres.

À eux trois, Emmanuel Macron (27,84 %), Marine Le Pen (23,15 %) et Jean-Luc Mélenchon (21,95 %) totalisent en effet près des trois quarts des suffrages exprimés et plus de la moitié (52,6 %) des électeurs inscrits, le scrutin ayant été marqué par une nouvelle poussée de l’abstention (26,31 %). Se découvre ainsi une France fragmentée autour de trois pôles : un pôle central, gestionnaire et néolibéral, agglomérant autour du président sortant des pans entiers de la

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