Quand les multinationales dévorent les terres

La journaliste Lucile Leclair révèle l’ampleur de l’accaparement des surfaces agricoles en France par des industriels du luxe ou de l’agroalimentaire, au détriment du métier de paysan.

En 2016, le groupe chinois Reward s’affichait à la une des journaux français après avoir acquis 1 700 hectares de terres agricoles dans le Berry. Objectif ? Cultiver du blé et vendre une farine estampillée « made in France » dans son pays. Depuis, ces pratiques se sont répandues à bas bruit, orchestrées par de grands industriels français du luxe, de l’agroalimentaire ou de l’industrie cosmétique. Dans son livre Hold-up sur la terre, Lucile Leclair narre par le menu l’appétit croissant des multinationales pour les fermes françaises depuis le début des années 2010 et démontre que l’accaparement des terres agricoles ne concerne plus seulement les pays du Sud.

La journaliste a persévéré pendant six mois pour tenter de pénétrer dans ces fermes « sans agriculteurs », dirigées par des cols blancs depuis leurs bureaux lointains. À Grasse, Chanel s’est offert dix hectares pour cultiver ses propres fleurs pour la bagatelle de 10 millions d’euros… soit trois fois le prix local de l’hectare.

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