Les casseroles de la Macronie

Sur 556 candidat·es investi·es par le parti d’Emmanuel Macron, une centaine trainent des affaires ou prises de position gênantes.

Maxime Sirvins  et  Mélodie Taberlet  et  Louis Heinrich  et  Yann Mougeot  • 24 mai 2022 abonné·es
Les casseroles de la Macronie
© Ludovic MARIN / AFP

Le renouveau et l’exemplarité revendiqués par le parti présidentiel depuis sa création et ses alliés d’Ensemble ! ne seront pas de mise pour les prochaines législatives. La coalition a officiellement investi 556 candidats pour les scrutins des 12 et 19 juin prochains, laissant tactiquement vacantes une vingtaine de circonscriptions. À l’image de la cinquième de l’Ain, cédée à Damien Abad, accusé de viol par deux femmes. Le nouveau ministre n’est pas le seul membre du gouvernement à postuler malgré des démêlés judiciaires. Parmi les autres candidatures : celle de Gérald Darmanin, mais aussi d’Olivier Dussopt, ministre du Travail, actuellement visé par une enquête du parquet national financier pour corruption et prise illégale d’intérêts.

Derrière la médiatisation des affaires Peyrat et Solère, qui ont dû renoncer après les polémiques autour de la condamnation du premier et des mises en examen du second, bien d’autres casseroles sont traînées, mais avec moins de résonances médiatiques. Conflits d’intérêts, fraudes, positions sexistes, homophobes et racistes, accointances avec des régimes autoritaires… Une centaine de candidats cochent au moins une case de ce triste palmarès, principalement parmi les 277 députés sortants. Soupçonnés ou condamnés, ils n’en ont pas moins été

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