Dossier : Faire payer les militants : L’autre arme de la répression

Militants mis à l'amende : actions sans dommages, condamnations avec intérêts

Pour des opérations non violentes ou des enquêtes qui déplaisent, ONG et lanceurs d’alerte subissent des amendes faramineuses.

Des peines de 670 000 euros de dommages et intérêts en réparation du « préjudice économique », 50 000 euros pour « atteinte à la réputation » et 25 000 euros d’amende pour une simple action non-violente antinucléaire… La justice a eu la main lourde contre Greenpeace, en janvier 2020, après l’intrusion de vingt-deux militants sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, le 28 novembre 2017, afin de dénoncer la vulnérabilité des piscines d’entreposage de combustible radioactif usé.

L’ONG est habituée à ce type de demandes faramineuses. Au total, depuis 2015, elle a dû payer environ 830 000 euros d’amendes et de dommages et intérêts pour ses opérations. Pour corser l’addition, EDF chiffre un préjudice économique en additionnant ce que lui coûtent, en théorie, l’arrêt des opérations de maintenance et les salaires des agents renvoyés chez eux, pour des actions qui durent à peine quelques dizaines de minutes.

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