En Guyane : défendre les droits amérindiens, de la rue aux urnes
Cofondateur et porte-parole du mouvement Jeunesse autochtone, Christophe Yanuwana Pierre se présente aux législatives et espère porter les revendications des peuples de la région utlramarine.
dans l’hebdo N° 1709 Acheter ce numéro

© Makan973
Christophe Yanuwana Pierre pour ses interlocuteurs, Christophe Pierre pour l’état civil. À 29 ans, le jeune homme souhaite modifier des papiers d’identité lacunaires et y ajouter son nom kalinago, en hommage à l’ethnie amérindienne à laquelle il appartient, et que lui a attribué sa mère à la naissance. Mais, à l’époque, la mairie refusait d’enregistrer les noms amérindiens. Une considération administrative à l’image du traitement réservé aux Amérindiens d’après lui : discriminant et invisibilisant. Traitement qu’il tente de combattre depuis plusieurs années, que ce soit dans la rue, dans les salles de cinéma ou dans les urnes, puisqu’il se présente aux législatives les 12 et 19 juin dans la deuxième circonscription guyanaise.
Originaire d’un petit village proche de Saint-Laurent et de la rivière Maroni, en Guyane française, le jeune homme revendique son identité amérindienne. En attestent les colliers traditionnels qui ornent son cou. Actuellement salarié au sein d’un institut médico-social, Christophe Yanuwana Pierre ne cesse d’ajouter des lignes à son CV. En mission à Paris pour le Grand Conseil coutumier des populations amérindiennes et bushinengue, il est l’un des signataires de l’accord Guyane en 2017, dans lequel, après cinq semaines de mouvement social, l’État s’engageait sur un « plan d’urgence » de 1,086 milliard d’euros. Il a également été invité à parler des droits autochtones devant l’ONU en 2019.
Sa volonté d’afficher ses origines n’est
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