Monkeypox : Aides appelle à la vigilance

Ce virus mal connu se répand de façon exponentielle et touche particulièrement la communauté gay masculine en Île-de-France. Les associations de lutte contre le sida sont en alerte.

Et maintenant, la « variole du singe » ou monkeypox. Si le nom de cette maladie commence à être connu, ses symptômes le sont beaucoup moins. Apparu en Afrique centrale, entre République du Congo et Nigeria, où il a commencé à devenir endémique chez les humains à partir des années 1970, ce virus se propage désormais massivement en Europe, même s’il a été détecté pour la première fois au Danemark en 1958. Depuis deux mois et les premiers cas détectés hors d’Afrique, des épidémiologistes produisent des courbes de projection de son expansion – à caractère exponentiel –, à l’échelle planétaire. Les modes de contamination semblent essentiellement des contacts « peau à peau », avec les fluides biologiques ou des surfaces contaminées, sans que l’on connaisse exactement la dose infectieuse. Une communauté réduite mais ayant des contacts rapprochés peut donc aisément se transformer en cluster.

Ainsi, comme dans de nombreux pays, Santé publique France (SPF) relève que la prévalence est particulièrement élevée parmi le groupe des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), avec des signes cliniques qui diffèrent de ceux enregistrés dans les zones endémiques d’Afrique : « éruptions cutanées buccales, génito-anales, ou sur une autre partie du corps… » Xavier Lescure, l’un des infectiologues en charge du dossier à l’hôpital Bichat à Paris, n’hésite pas à associer le « mode de transmission propre à cette épidémie et la communauté qui porte cette transmission », soulignant que « le principal facteur de risque aujourd’hui est le multipartenariat sexuel ».

Il reste 66% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 5€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.