« Feu follet » de João Pedro Rodrigues : le corps brûlant des pompiers

Le cinéaste met élégamment en scène une « fantaisie musicale » gay plus sérieuse qu’elle n’en a l’air.

Comment se fait-il que le fils d’un roi (potentiel : il régnerait si le Portugal était une monarchie) désire devenir pompier ? Pour la bonne raison qu’il est sensible aux arbres et alarmé par les incendies qui font rage dans son pays. Tel est le prince Alfredo (Mauro Costa), qui veut aussi se défaire de l’emprise de ses parents, aux modes de pensée et de vie d’un autre temps.

Feu follet se présente comme une « fantaisie musicale » : avec beaucoup d’humour, on y chante et on y danse, l’humeur est gay et le registre peu réaliste. On y voit même un petit clin d’œil au Charme discret de la bourgeoisie, de Buñuel, avec ces scènes de repas familial dont les convives ont conscience qu’ils sont vus par nous, les spectateurs, et nous font quelques adresses.

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