Pour l’hospitalité

Deux auteurs analysent l’impact mortel de la tristement célèbre sentence de Michel Rocard, « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».

O n ne peut pas accueillir toute la misère du monde. » Ces dix mots, popularisés naguère par le socialiste Michel Rocard, qui semblent constituer « l’horizon indépassable de tout débat sur les migrations »

en même temps que la justification de la répression toujours plus brutale visant chez nous les migrant·es, composent, expliquent Pierre Tevanian et Jean-Charles Stevens, « une sentence, dans les deux sens du mot ».

Dans le court mais dense essai qu’ils consacrent à cette affreuse affirmation, ils donnent à comprendre qu’il s’agit à la fois d’« une simple phrase […] exprimant une pensée de manière concise et dogmatique » et d’« un verdict, une condamnation ». Et plus précisément : d’une condamnation à mort – « en premier lieu pour les 24 263 » victimes de ce « laisser-mourir » comptabilisées « en Méditerranée depuis 2014 » et pour « les 797 » qui ont disparu « au nord ou à l’est de l’Europe ».

Il reste 69% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 5€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Tirs de la BAC à Stains : la version policière démontée par une reconstitution en 3D

Sur le vif accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.