Charles Lloyd : le saxo de la paix
Deux albums aux ambiances très différentes mais emplies de sérénité viennent clore le triptyque publié cette année par le saxophoniste et flûtiste.
dans l’hebdo N° 1736-1738 Acheter ce numéro

Particulièrement actif à 84 ans, le saxophoniste et flûtiste Charles Lloyd aura fait paraître en quelques mois trois albums enregistrés avec trois trios distincts. En juin dernier, c’était Chapel, enregistré dans une chapelle au Texas avec le guitariste Bill Frisell et le batteur Thomas Morgan. Les deux autres arrivent tout juste, dans des registres très différents.
Ocean, qui réunit Charles Lloyd, le guitariste Anthony Wilson et le pianiste Gerald Clayton, porte bien son titre. La musique, nimbée d’une douce lumière, coule d’un piano romantique aux notes scintillantes et d’un saxophone ténor dont on reconnaît le lyrisme chaleureux.
C’est aussi un art de l’effleurement, spécialement dans les trois plus réussies des quatre longues compositions. De la mélodie également, qu’elle jaillisse du saxophone ou de la flûte. De la délicatesse enfin, même dans les passages où le trait est un peu plus forcé. Il se termine sur une courte phrase de saxophone susurrée alors que s’éteignent les dernières notes de piano comme des bougies arrivées au terme de la nuit.
Paix intérieureSacred Thread apporte une tout autre ambiance. Enregistré avec le joueur de tabla Zakir Hussain, connu notamment pour avoir participé avec Ravi Shankar et John McLaughlin à l’aventure de Shakti,
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