À Melle, l’accueil inconditionnel des réfugiés
L’installation d’exilés dans les petites communes françaises suscite des tensions alimentées par l’extrême droite. Pourtant, certaines ont décidé de continuer à leur ouvrir leurs portes. Exemple dans cette commune des Deux-Sèvres de 3 600 habitants.
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Dans le salon, installés sur un canapé, Thierno et Sekou* regardent la télévision bloquée sur une chaîne d’information en continu. Depuis plusieurs mois, ils vivent dans cette petite maison blanche de l’hébergement d’urgence des demandeurs d’asile (Huda) de Melle. Sekou est ivoirien, menacé de mort par sa famille en raison de son orientation sexuelle. Il est arrivé en France il y a un an. Avant d’arriver à la « campagne », comme il dit, le jeune homme est passé par plusieurs centres d’hébergement en Île-de-France. « Là-bas, tu es obligé de dormir comme un crocodile avec toujours un œil ouvert. À tout moment, on peut te voler tes affaires ou même te poignarder », raconte cet exilé.
« Ici, je me sens plus en sécurité. » Mais, il y a quelques jours, Sekou a été débouté de sa demande d’asile. Depuis, il est rongé par une angoisse silencieuse. « J’ai toujours mille questions qui tournent dans ma tête concernant mon avenir. Mais à tout moment je peux appeler Corinne ou Anne, et elles me rassurent. » Dans un coin de la pièce, Anne Girault sourit. « Oh oui ! Je réponds toujours,
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