« Et la fête continue ! » : construire à sa mesure

Robert Guédiguian part du drame de la rue d’Aubagne, à Marseille, pour montrer comment quelques hommes et femmes de bonne volonté s’opposent à l’effondrement de ce qui fait société. 

Christophe Kantcheff  • 14 novembre 2023 abonné·es
« Et la fête continue ! » : construire à sa mesure
Alice (Lola Naymark), engagée pour les mal-logés, et Sarkis (Robinson Stévenin), travaillé par l’arménité, œuvrent, comme tous les protagonistes, dans le même sens, celui de la solidarité.
© Agat Film

"Soudain, un fracas. » C’est par ces mots que s’ouvre Et la fête continue !, extraits d’une archive de journal télévisé rendant compte du drame survenu rue d’Aubagne, en plein cœur de Marseille, le 5 novembre 2018. Ce jour-là, deux immeubles s’effondraient en une fraction de seconde. Huit habitants y trouvaient la mort. C’est sur la même évocation et les mêmes mots que s’achève, ou presque, le vingt-troisième opus de Robert Guédiguian, à l’occasion d’une cérémonie d’hommage aux victimes lors de l’inauguration de la place du 5-Novembre-2018, organisée par l’une des jeunes protagonistes, Alice (Lola Naymark).

Entre les deux, le film va se déployer à la manière d’un tissu organique, s’élargissant, prenant corps, exactement comme on répare un trou, un vide. Dans Et la fête continue !, l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne est bien réel : le souvenir du cataclysme et des morts est encore dans toutes les têtes. Alice et ses amis occupent en haut de la rue une église désaffectée et viennent en aide aux familles des immeubles alentour qui doivent être relogées.

Effondrement général

Mais l’effondrement est aussi

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Cinéma
Temps de lecture : 8 minutes