La fièvre populiste
Après les États-Unis, le Brésil, l’Italie, ce sont l’Argentine et les Pays-Bas qui viennent de se doter – par les urnes – de dirigeants d’extrême droite. Si leur promesse sociale – haine et peur de l’immigré – est un leurre, ils prospèrent aussi sur le mensonge du ruissellement libéral. Un processus dans lequel la France macronienne est d’ores et déjà engagée.
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Ils sont xénophobes, homophobes, anti-avortement, climatosceptiques, démagogues. Ils rêvent d’un retour à un passé fantasmé. Une nation, une religion et une pureté ethnique immaculée. Ils s’appellent Orbán, Poutine, Kaczyński, Fico, Bolsonaro, Meloni, Trump, Milei ou Wilders. Déjà au pouvoir (ou l’ayant été), ou y prétendant. On peut leur adjoindre le nationaliste indien Modi, férocement antimusulman. Ils ont entre eux plus de points communs que de différences. Et partout ils font vaciller la démocratie, sans toutefois la remettre complètement en cause. Car, chez eux, on vote encore. Ils ont accédé au pouvoir par le suffrage universel, ils veulent s’y maintenir de la même façon, parfois en écrasant leurs opposants d’une propagande hostile, quand ce n’est pas en les emprisonnant, comme en Russie.
C’est pourquoi on ne parle pas à leur sujet de dictature, mais d’autocratie ou de populisme. Et c’est pourquoi la Chine, qui force leur admiration, n’est pas immédiatement leur modèle, contrairement à
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