Vincennes, l’utopie et le savoir

De 1969 jusqu’à sa destruction en 1980, la faculté de Vincennes fut le lieu de toutes les expérimentations théoriques, intellectuelles et pédagogiques. François Dosse revient sur cette expérience et son héritage. 

Olivier Doubre  • 31 janvier 2024 abonné·es
Vincennes, l’utopie et le savoir
Le tout jeune campus de Vincennes, en juillet 1969
© AFP

Après l’éruption de Mai 68, l’université est au centre de toutes les attentions. Et fait peur aux parents d’une génération de baby-boomers, trop nombreux à Paris pour être accueillis dans les vieux édifices de la Sorbonne. Nanterre avait déjà soulagé ceux-ci, mais s’était vite transformée en lieu de contestation d’où partit, un certain 22 mars, l’étincelle de Mai. Après le raz-de-marée gaulliste aux législatives de juin grâce aux suffrages de cette bonne vieille France apeurée, le général a néanmoins l’intelligence de sentir que l’enseignement supérieur, toujours en ébullition, a besoin d’être réformé.

À la mi-juillet, il nomme donc Edgar Faure, vieux briscard radical malin sachant humer l’air de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 7 minutes

Pour aller plus loin…