À l’hôpital de Bourges, « on accepte que la mort puisse être une issue »
Malgré le manque de moyens et le désert médical dont souffre le département du Cher, la petite équipe de ce centre hospitalier essaie de soulager la douleur des patients en fin de vie.

© Hugo Boursier
Il y eut un temps où M. Robert*, 76 ans, lisait cinq à six heures par jour, des livres traitant tout à la fois d’astrophysique, de littérature chinoise ou de musique, et maîtrisait le violoncelle grâce à de longs exercices quotidiens. Mais quand le vieil homme arrive à l’hôpital de Bourges, à la mi-décembre, très fatigué et les jambes gonflées par un œdème, il ne fait plus rien de tout cela. À peine réussit-il encore à noircir les cases de ses mots fléchés. Quelques semaines plus tard, le mois de janvier se termine en ce mardi 30, et la vie de M. Robert semble prendre le même chemin.
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