« Le roman est un fil tendu entre la poésie et la philosophie »
Dans Eve Melville, cantique, Justine Bo fait le portrait d’une femme qui se bat pour sauver la maison dans laquelle habitait son arrière-grand-père, esclave. Un chant qui réveille les stigmates de l’histoire des États-Unis.
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© Alexandre LE MOUROUX
Et si l’histoire des États-Unis était une histoire de l’oppression ? Dans Eve Melville, cantique, Justine Bo fait le portrait de l’arrière-petite-fille de Solomon Melville, un homme né esclave dans l’État de Géorgie. Un matin, la maison voisine de celle qui appartenait à son arrière-grand-père a été repeinte en noir. Des promoteurs veulent la racheter. Eve Melville ne s’y résout pas. Pour elle, il faut se battre contre ce monde qui veut modifier le paysage dans lequel elle a vécu. Contre le capitalisme qui a remplacé l’oppression esclavagiste.
Le septième roman de Justine Bo ressemble à un chant. L’autrice livre une œuvre politique portée par une voix sensible
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