« État limite », de Nicolas Peduzzi : « Le seul psychiatre pour tout l’hôpital »

Nicolas Peduzzi filme Jamal Abdel-Kader, qui va de patient en patient souffrant de troubles mentaux pour leur apporter les meilleurs soins possibles. Jusqu’à perdre le souffle.

Christophe Kantcheff  • 21 février 2024 abonné·es
« État limite », de Nicolas Peduzzi : « Le seul psychiatre pour tout l’hôpital »
"Dès que je l’ai vu, j’ai eu envie de le filmer. Jamal a quelque chose de particulier, un charisme. Il a l’air d’un personnage d’une autre époque."
© Les Alchimistes

État limite est comme la face sombre de Sur l’Adamant. Nicolas Philibert avait installé sa caméra dans un lieu de soins serein. Nicolas Peduzzi a filmé dans un hôpital public, où la situation ne cesse de se dégrader, en particulier pour la psychiatrie. État limite, présenté par l’Acid à Cannes l’an dernier, nous met en immersion à l’hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine), où l’on suit l’unique médecin psychiatre de l’établissement, Jamal Abdel-Kader, courant de service en service pour retrouver ses patients.

Après deux documentaires tournés aux États-Unis où il était fortement question de drogues et d’addiction, Nicolas Peduzzi montre un autre secteur que nos sociétés occidentales abandonnent peu à peu, où quelques Don Quichotte, comme le hors norme Jamal Abdel-Kader, résistent encore. Jusqu’à quand ?

Qu’est-ce qui est à l’origine de ce film ?

Nicolas Peduzzi : Dans les années 1990, j’ai passé beaucoup de temps à

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Cinéma
Temps de lecture : 8 minutes