À Jérusalem-Est, un ramadan sous pression
En Palestine occupée, le mois saint de l’islam cristallise les tensions alors que les Palestiniens font face à de nombreuses restrictions de l’accès au mont du temple et à la mosquée Al-Aqsa. Elles illustrent le régime légal que des organisations de défense des droits humains qualifient d’apartheid.
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© Philippe Pernot
Il est 7 heures du matin, le soleil est levé depuis déjà deux heures. En ce premier vendredi du mois de ramadan, le tristement célèbre checkpoint qui sépare Jérusalem-Est de la Cisjordanie occupée est pris d’assaut par des fidèles qui souhaitent prier à la mosquée Al-Aqsa, lieu le plus saint de l’islam avec La Mecque et Médine. Devant une barrière gardée par des policiers et des soldats israéliens au regard torve, des femmes de tous âges se lamentent et tentent de négocier leur passage.
Jérusalem est notre capitale et la mosquée Al-Aqsa notre lieu saint, mais ils ne nous laissent pas entrer !
Amira« Jérusalem est notre capitale et la mosquée Al-Aqsa notre lieu saint, mais ils ne nous laissent pas entrer ! », se révolte Amira*, 65 ans. Vêtue d’un voile rouge et d’une robe noire, elle affirme aller y prier chaque vendredi de ramadan depuis des années.« C’est la première fois qu’il y a autant de restrictions, c’est totalement discriminatoire », crie-t-elle en direction des gardes-frontières. Venue de Naplouse, elle a fait plusieurs heures de route pour
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