« Bob Marley : One Love », hagiographie rasta
Reinaldo Marcus Green, donne une image lissée de l’artiste et de ses préoccupations politiques.
dans l’hebdo N° 1800 Acheter ce numéro

Depuis la sortie de Bob Marley, One Love, le film que Reinaldo Marcus Green consacre au musicien, les critiques vont bon train. Déjà auteur d’un biopic consacré au père des joueuses de tennis Venus et Serena Williams, La Méthode Williams (2021), Green a répondu présent à l’appel de la veuve de Marley, Rita, et de son fils, Ziggy, qui attendaient une occasion de raconter leur histoire du musicien de reggae jamaïcain.
Centré sur une période de sa vie, entre 1976 et 1978, pendant laquelle il est victime d’un attentat à Kingston, s’exile à Londres et organise deux concerts pour la paix à la Jamaïque, le film dresse aussi le portrait d’un artiste qui accède à une renommée internationale et projette des concerts en Europe, aux États-Unis et en Afrique.
Bob Marley est dépeint comme un homme presque parfait.
Introduit en salle par un clip approbateur de Ziggy Marley, le biopic ne manque pas de donner une image lissée de l’artiste et de ses préoccupations politiques. Marley y est décrit comme un activiste pacifique, un époux torturé mais aimant et un père dévoué à l’éducation de ses enfants. Dans sa vie, beaucoup est passé sous silence
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