« Il ne faut pas céder sur la poésie »

Avec Chino fait poète, Christian Prigent place le travail sur la langue à un haut niveau d’intensité, toujours marquée par l’ironie et aux fortes implications politiques. Rencontre.

Christophe Kantcheff  • 6 mars 2024 abonné·es
« Il ne faut pas céder sur la poésie »
L’écriture de Christian Prigent cristallise tout ce que la langue recèle pour en faire une substance inflammable, explosive.
© John FOLEY / Opale

Christian Prigent, l’un des écrivains majeurs que compte aujourd’hui la langue française, publie Chino fait poète. Ce livre clôt un cycle de cinq volumes entamé en 2013 avec Les Enfances Chino (tous aux éditions POL), alternant roman, roman en vers et recueil de poèmes. Sans être platement centré sur la personne de l’auteur, ce cycle est très empreint de son parcours (biographique, intellectuel, fantasmatique…). Au sein de ce nouveau recueil figurent des poèmes sur ses années de formation et de jeunesse poétique ou sur ses amis écrivains, ainsi que des ensembles intitulés « Chino à la falaise » ou « Chino au bocage », parce que le rapport aux paysages ou à la nature est intrinsèquement lié à l’élan poétique.

Mais, chez Prigent, cet élan-là est toujours dénué de naïveté. L’ironie et

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Littérature
Temps de lecture : 10 minutes