« Une culture de l’écoféminisme doit se développer »

Comment les engagements féministe et écologiste s’entrecroisent-ils dans le tourbillon de la machine consumériste et patriarcale ? La sociologue Constance Rimlinger fait partie de la poignée de chercheuses françaises qui défrichent le mouvement écoféministe d’hier et d’aujourd’hui, et pensent la société à partir des marges. 

Vanina Delmas  • 13 mars 2024 abonné·es
« Une culture de l’écoféminisme doit se développer »
"Dans tous les milieux politisés et militants, des rapports de pouvoir persistent, notamment sur les questions de race et de classe."
© Maxime Sirvins

Constance Rimlinger est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Lille. Il y a dix ans, alors étudiante à Sciences Po et à la Sorbonne, elle passe un an en échange aux États-Unis au Bryn Mawr College, une université réservée aux femmes, où elle commence des études de genre et de fine arts (beaux-arts et audiovisuel). En 2021, elle soutient sa thèse au Centre d’étude sur les mouvements sociaux de l’EHESS : « Féministes des champs : l’espace de la cause écoféministe au sein du mouvement de retour à la terre. France, États-Unis, Nouvelle-Zélande, 1970-2019 ». Elle fait également de la sculpture en taille directe d’œuvres abstraites et animalières, dans différentes pierres : calcaire, stéatite, albâtre, sélénite, marbre, etc.

Votre enquête décrit le « retour à la terre » effectué par des femmes en commençant par une plongée dans les terres de femmes séparatistes américaines. Quelle est leur histoire ?

Dans les années 1970-1980, aux

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Chouayb, Manelle et Mélissa : « Les autorités veulent nous faire peur pour qu’on arrête »
Entretien • 29 octobre 2026 abonné·es

Chouayb, Manelle et Mélissa : « Les autorités veulent nous faire peur pour qu’on arrête »

Il est elles sont mobilisé·es dans le mouvement social en cours. Chouayb, un des délégués du Collectif des jeunes de Belleville, lutte depuis trois ans pour le droit à l’hébergement et à la scolarisation des mineur·es isolé·es. Manelle, lycéenne en Île-de-France, a subi deux gardes à vue depuis qu’elle mène la lutte au sein de son établissement. Créatrice de contenus, Mélissa* affiche son soutien aux lycéen·nes, ce qui lui a valu du cyberharcèlement. Il et elles affirment la nécessité que le mouvement perdure malgré la répression.
Par Pauline Migevant et Céline Martelet
Magali Lafourcade : « Remettre la désescalade au cœur du maintien de l’ordre »
Entretien • 20 octobre 2026 abonné·es

Magali Lafourcade : « Remettre la désescalade au cœur du maintien de l’ordre »

Après les manifestations du 17 octobre, la magistrate et secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme analyse la réponse de l’État à la mobilisation, l’usage massif des gardes à vue et l’évolution de la doctrine française du maintien de l’ordre.
Par Maxime Sirvins
Marilou Aussilloux : « Ce n’est pas facile de trouver sa place dans le chaos »
Entretien • 14 octobre 2026 abonné·es

Marilou Aussilloux : « Ce n’est pas facile de trouver sa place dans le chaos »

Nouvelle venue depuis deux films dans l’univers de Robert Guédiguian, la comédienne tient le premier rôle dans le nouvel opus du cinéaste de l’Estaque, Une femme aujourd’hui (en salle le 21 octobre). Elle nous parle de son personnage et du cinéma de Guédiguian, de son parcours et de ce que représente pour elle le fait d’être une jeune actrice dans le monde d’aujourd’hui.
Par Christophe Kantcheff
Amélie Cadier-Loriaud : « Le mythe de la responsabilité individuelle est le moteur du capitalisme sanitaire » 
Entretien • 7 octobre 2026 abonné·es

Amélie Cadier-Loriaud : « Le mythe de la responsabilité individuelle est le moteur du capitalisme sanitaire » 

Dans Nos Corps politiques, la médecin-philosophe détricote les injonctions permanentes « pour notre bonne santé », et défend une médecine plus collective, empathique et consciente que nous vivons toutes et tous dans un monde contaminé.
Par Vanina Delmas