« Bushman », la violence de l’État
Sorti dans une version restaurée après avoir disparu pendant plus de cinquante ans des réseaux de distribution, Bushman, de David Schickele, retrace les errances d’un étudiant nigérian dans le San Francisco de 1968.
dans l’hebdo N° 1807 Acheter ce numéro

© Malavida
Bushman, de David Schickele, s’ouvre par la marche d’un jeune homme dans une partie désolée de San Francisco. Il est pieds nus et a placé ses tennis sur sa tête. Il longe un terrain vague jusqu’à être récupéré par un homme à moto. Lorsque le motard lui propose de se loger dans sa remorque, une conversation s’impose. Le jeune homme révèle son identité nigériane et le chauffeur lui demande de parler « en africain » : « Un voyageur est comme un fantôme, lui répond-il. Il continue d’avancer pour arriver dans un pays où personne ne le connaît. »
Chemin faisant, les personnages s’approchent du centre-ville. Quant au contexte politique, il a été évoqué au générique : « 1968, Martin Luther King, Robert Kennedy, Bobby Hutton sont décédés récemment. Au Nigeria, la guerre civile entre dans sa deuxième année, sans espoir
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