« Il y aurait beaucoup à faire pour que les JO soient plus adaptés à notre époque »
Depuis 2019, Frédéric Ferrer se livre à un marathon théâtral afin d’être en phase avec son sujet, les Jeux olympiques. En quinze épisodes consacrés à autant d’épreuves, son Olympicorama révèle avec érudition et humour les enjeux plus ou moins cachés de l’événement sportif.

© Heloise Philippe
Géographe de formation, vous traitez de l’écologie depuis 2005, à travers des conférences théâtrales que l’on peut qualifier de « décalées » et des spectacles. Comment en arrivez-vous au sport, non pas seulement à l’approche des Jeux olympiques mais dès 2019 ?
Frédéric Ferrer : L’idée vient de l’équipe de la Villette, à Paris. Lorsqu’elle me propose, en 2018, de faire quelque chose sur les Jeux olympiques, je sors d’une expérience qui m’a passionné. En réponse à une commande du Festival d’Avignon et de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pour les 20 ans des Sujets à vif – créations conçues par deux artistes de champs disciplinaires différents –, j’ai réalisé en 2017 douze spectacles avec à chaque fois un invité. Si, dans mes créations personnelles, je traitais jusque-là de sujets qui me sont familiers, liés à l’écologie, aborder cette fois des problématiques qui ne sont pas les miennes, notamment celles de la danse, a été très réjouissant. La proposition de la Villette me promettait de retrouver cette joie d’être en terrain inconnu, car je ne connais rien à la plupart des épreuves des JO. L’idée de monter
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