JOP 2024 : les habitants des quartiers populaires seront-ils gagnants ?
Les résidents de Pleyel, de la porte de la Chapelle et de la Plaine-Saint-Denis ont été éprouvés par les chantiers des Jeux olympiques et paralympiques. Convaincus néanmoins de leur nécessité, ils ont l’espoir d’un avenir meilleur au sein de leurs lieux de vie.

© Ian LANGSDON / AFP
Nouvelles voies, village olympique, pistes cyclables, végétalisation et nouvelles infrastructures : les habitants des quartiers accueillant les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) sont au cœur de la « grande fête populaire » promise par le gouvernement. Cependant, « les habitants de notre quartier ont eu une crainte qui est légitime », raconte Rym Bouzid. La présidente de l’association de quartier Dessine-moi Pleyel revient sur la peur de l’abandon des services de l’État une fois les jeux passés. « Nous avons accueilli le plus gros chantier d’Europe dans notre petit quartier, donc forcément ça bouscule un peu tout, explique-t-elle. Mais il y a une réelle envie de faire partie de cette grande fête. »
« La population n’était pas contente de l’arrivée des JOP dans le quartier, poursuit Rym Bouzid. La municipalité et le comité ont tardivement communiqué avec nous. Mais ils se sont plutôt bien rattrapés, nous avons pu visiter le Village des athlètes, par exemple. » La Maison du projet – mise en place par la Solideo, établissement public chargé des infrastructures olympiques et paralympiques, pour présenter le chantier au public – proposait en effet de découvrir le Village des athlètes en avant-première.
Jean-Jacques Clément, adhérent de l’association Mémoire vivante de la Plaine, a un avis bien
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