Européennes : le communiste Deffontaines tente de se créer son petit espace contre « les eurogagas »

Offensive contre l’extrême droite, la tête de liste du PCF essaie tant bien que mal de faire entendre sa ligne axée sur la souveraineté, héritière du camp du « non » au traité constitutionnel européen, face aux défenseurs de l’Europe libérale.

Lucas Sarafian  • 16 mai 2024 abonné·es
Européennes : le communiste Deffontaines tente de se créer son petit espace contre « les eurogagas »
© Maxime Sirvins

Relancer une campagne électorale qui patine n’est pas chose aisée. Mais les communistes ne se résignent pas face à ce qui commence à ressembler à une mission impossible. Pour lancer cette opération sauvetage, le rendez-vous est donné ce 15 mai au soir, dans le gymnase Japy, dans le 11e arrondissement de Paris. Le lieu est symbolique : le 17 mars 2005, Marie-Georges Buffet a tenu le premier grand meeting rassemblant les tenants du « non » au traité constitutionnel européen.

« Ce meeting arrive à un moment clef de la campagne, c’est bientôt le sprint final, il va permettre de galvaniser les troupes. Beaucoup de gens de gauche ne savent pas encore pour qui voter », affirmait plus tôt dans la journée Assan Lakehoul, secrétaire général des Jeunes communistes. Les militants sont donc attendus en nombre dans cette salle qui peut accueillir environ 1 500 personnes, selon la communication du parti, et le gymnase se trouvera être presque rempli.

Mais quelques minutes avant le lancement du meeting, l’attraction se trouve au deuxième rang, assise juste à côté de Marie-Noëlle Lienemann, ex-sénatrice de Paris, et s'appelle Pierre Joxe, ministre socialiste de l’Intérieur sous François Mitterrand aujourd’hui âgé de 89 ans. Une sorte d’invité surprise. Un nom qui a de quoi raviver une campagne poussive ? Les communistes veulent y croire car pour le moment, les différentes enquêtes sondagières placent Léon Deffontaines, la tête

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Au procès en appel du FN-RN, le parquet dénonce « un discrédit de l’action judiciaire »
Justice 4 février 2026 abonné·es

Au procès en appel du FN-RN, le parquet dénonce « un discrédit de l’action judiciaire »

Au terme de plusieurs heures de réquisitions, le parquet général a demandé à la cour d’appel de confirmer l’essentiel des condamnations prononcées en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du parti lepéniste. Les magistrats ont également longuement dénoncé une stratégie politique visant à dénigrer l’institution judiciaire.
Par Maxime Sirvins
« Le RN est une entreprise débile, au sens étymologique du terme »
La Midinale 3 février 2026

« Le RN est une entreprise débile, au sens étymologique du terme »

Bernard Pudal, professeur émérite de science politique à l’université Paris-Nanterre, co-auteur avec Patrick Lehingue de Du FN au RN. Les raisons d’un succès (PUF), est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
« Je dis à Jean-Luc Mélenchon : viens dans la primaire ! »
La Midinale 3 février 2026

« Je dis à Jean-Luc Mélenchon : viens dans la primaire ! »

Trump, Kurdistan, Iran, proposition de loi sur la réquisition des bâtiments vacants, primaire de la gauche : Danielle Simmonet, députée de Paris, membre de L’Après, est l’invitée de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
« Sans l’action publique, un tiers des Parisiens ne pourraient plus vivre dans la capitale »
La Midinale 2 février 2026

« Sans l’action publique, un tiers des Parisiens ne pourraient plus vivre dans la capitale »

La capitale peut-elle être une ville populaire ? Paris appartient-elle aux milliardaires ? Quel positionnement par rapport au projet de Sophia Chikirou ? Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche et des écologistes à la mairie de Paris, est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien