« Black lights », la lutte des corps

Partant de textes écrits pour la série télévisée H24, Mathilde Monnier livre une très remuante évocation chorégraphique des violences subies au quotidien par les femmes.

Jérôme Provençal  • 15 mai 2024 abonné·es
« Black lights », la lutte des corps
Tout au long de la pièce, une lueur vivace, en résistance, parvient à s’affirmer à travers (et envers) la noirceur.
© Marc Coudrais

Au commencement il y a eu les mots. En l’occurrence, ceux qui composent les textes écrits par 24 autrices européennes, sur la base de faits divers réels, pour les besoins de la série H24 – 24 heures dans la vie d’une femme. Produite par Arte et diffusée pour la première fois en 2021, cette série aborde les violences faites aux femmes à travers 24 courts-métrages tous réalisés par des femmes, dont Nathalie Masduraud et Valérie Urréa, instigatrices du projet (1). Chaque épisode met en scène un personnage différent – une femme ou une personne non binaire –, qui relate une expérience spécifique, le récit étant véhiculé par un monologue à la première personne.

Figure phare de la danse contemporaine en France, Mathilde Monnier a travaillé plusieurs fois par le passé avec Valérie Urréa, notamment sur Bruit blanc (1998), projet à la fois filmique et chorégraphique mené avec des personnes atteintes d’autisme. La série H24 a ainsi d’autant plus attiré son attention. Touchée par les courts-métrages, elle l’a été davantage encore par les textes, parus en octobre 2021 chez Actes Sud, sous la forme d’un recueil.

« De manière générale, les

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Spectacle vivant
Temps de lecture : 4 minutes