« Ambiance argile », échappées belles

L’atypique groupe lyonnais L’Étrangleuse gagne encore en éclat aventureux sur son nouvel album, petit bijou de rock en liberté.

Jérôme Provençal  • 5 juin 2024 abonné·es
« Ambiance argile », échappées belles
© Bertrand Gaudillère - Collectif ITEM

L’Étrangleuse a pris forme lorsque Mélanie Virot (harpe, voix) et Maël Salètes (guitare, voix) – elle venant de la sphère classique contemporaine, lui du milieu rock indépendant – ont décidé de nouer leurs cordes vocales et instrumentales pour tendre ensemble vers d’autres horizons. « J’avais joué pendant treize ans dans un groupe de rock et j’avais l’impression d’avoir épuisé la formule guitare-basse-batterie, raconte Maël Salètes. J’avais vraiment envie d’explorer de nouveaux territoires. Pour parvenir à me renouveler en tant que guitariste, je devais changer de contexte, et le dialogue avec la harpe m’a semblé offrir un biais idéal. Mélanie et moi avons effectué nos premières tentatives musicales durant l’été 2008. »

Assez rapidement, le musicien a incorporé un autre instrument, le djéli n’goni (sorte de banjo malien), utilisé avec diverses pédales d’effets, ce qui a apporté d’autres (vives) couleurs venues d’ailleurs à la palette insolite de L’Étrangleuse. En duo, le groupe a sorti trois superbes albums : L’Étrangleuse (2012), Memories to Come (2015), Dans le lieu du non-où (2019). Dans la veine d’un folk-rock fugueur fortement coloré de blues africain électrifié, il donne à entendre des chansons – en français ou en anglais – hybrides et intrépides, drôlement subjuguantes.

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Musique
Temps de lecture : 2 minutes